Il est préférable de lire l’article précédent avant celui-ci.
Allons y dans l’utopie donc. Faisons le rêve d’une société idéale. Celle dans laquelle les individus seraient tellement responsables et conscients des conséquences de leurs actes sur les autres et leur environnement, qu’il n’y aurait plus besoin d’autre loi que « ma liberté s’arrête ou commence celle des autres.
Utopie c’est certain. Orientation politique distincte de l’axe droite gauche, c’est ce qu’il faut démontrer.
Un exemple à propos des fameux bonus des traders. La gauche aimerait les interdire, les libéraux aimeraient bien qu’ils restent. L’un et l’autre étant au gouvernement finiraient, chacun à sa manière, par établir un encadrement des bonus. La politique centriste consisterait à dire aux traders qu’ils sont libres de négocier les bonus qu’ils veulent, mais ils sont responsables des conséquences. Par exemple on donnera une note aux établissements qui les emploient. Cette note sera probablement très mauvaise si les traders continuaient leurs errements, faisant perdre beaucoup de leur crédit à leurs employeurs. Les utilisateurs seraient informés et seraient eux-mêmes moins bien notés s’ils faisaient excessivement appel à ces établissements. C’est encore un peu utopique certes, mais ça permet d’expliquer justement la nature de l’utopie centriste.
L’important est que la société encourage les comportements responsables et sanctionne (durement) les comportements irresponsables. La société s’analyse avec une vision globale, systémique. Quand on traite un problème on évite d’en traiter seulement les symptômes, on regarde les tenants et aboutissants. Pour faire médiatique on pourrait dire que c’est de l’écologie généralisée à tous les compartiments de la vie sociale. On comprend mieux que cette écologie là n’est plus de gauche pas plus qu’elle n’est de droite et qu’elle ne se limite pas à la nature.
On conçoit aisément que cette politique plaise à la droite par certains aspects et à la gauche par d’autres. En ce sens elle est réellement centriste. Pour autant elle n’a pas le cul entre deux chaises !
Il est permis de penser que cette orientation politique anime beaucoup d’adhérents du Modem. Il faut la médiatiser, la rendre plus facile à appréhender. Il y a du travail.
J’adhère tout à fait à cette formulation – l’idéologie démocrate est celle de la responsabilité humaine. Mais il me semble jusqu’à maintenant que c’est une formulation qui se vend fort mal. J’ignore pourquoi. Hypothèse : l’électeur veut par son vote transférer la responsabilité, s’en affranchir.