TAXE SUR TRANSACTIONS FINANCIERES

Il y a mieux à faire que de taxer toutes les transactions financières. Les Anglais ont malheureusement raison de dire que cela ne peut se faire qu’à l’échelle mondiale, sinon les transactions se feront ailleurs.

Par contre on peut taxer les plus values à court terme.

La taxation des plus values serait alors inversement proportionnelle à la durée de détention d’un titre.  Par exemple on peut taxer à un taux rédhibitoire (100%?) une plus value boursière réalisée dans la journée et on ne taxe plus du tout une plus value boursière si la durée de détention est de plusieurs années (je recommande 6). Entre les deux on a une taxation dégressive. L’idée est d’encourager l’investissement à long terme. La spéculation à long terme n’est pas un mal, c’est le moteur de l’investissement dans les entreprises. La spéculation à court terme a pour seul intérêt d’accroître la liquidité du marché financier, mais fait une concurrence déloyale beaucoup trop forte à l’économie réelle à cause des effets de levier.

C’est compliqué à mettre en oeuvre mais l’informatique le permet puisqu’elle permet déjà de gérer les plus et moins values, y compris latentes.

La conséquence immédiate serait une baisse terrible de la « liquidité » des titres. En effet la spéculation à  court terme ne servirait plus à rien.

Du coup les entreprises qui voudraient avoir un actionnariat stable se feraient coter à Paris et celles qui aiment se faire chahuter par les analystes et spéculateurs à court terme iraient se faire coter ailleurs. Cela ne me dérange pas beaucoup.

Cette méthode permettrait de conserver les techniques d’achat et de vente à terme (même à découvert) qui sont utiles dans l’économie réelle, en particulier quand il s’agit pour une entreprise de couvrir ses risques de change.

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